Quelle pellicule choisir pour débuter en photographie argentique ?

Choisir sa première pellicule peut sembler compliqué lorsqu’on débute en photographie argentique.

Kodak Gold, Kodak Ultramax, Ilford HP5, Kodak Portra, Fomapan, Cinestill… Il existe aujourd’hui de nombreuses références, avec des sensibilités, des rendus et des prix très différents.

Pourtant, il n’est pas nécessaire de connaître toutes les pellicules du marché pour commencer.

Pour vos premières photos, l’objectif est surtout de choisir une pellicule facile à utiliser, polyvalente et adaptée aux conditions dans lesquelles vous allez photographier.

Voici comment faire le bon choix.

Comprendre les ISO d’une pellicule argentique

La première caractéristique à regarder est la sensibilité ISO.

Vous trouverez généralement des pellicules :

  • 100 ISO
  • 200 ISO
  • 400 ISO
  • 800 ISO

Plus le chiffre est élevé, plus la pellicule est sensible à la lumière.

Une pellicule 100 ou 200 ISO convient particulièrement bien aux journées lumineuses et à la photographie en extérieur.

Une pellicule 400 ISO offre davantage de polyvalence et permet de photographier dans des conditions lumineuses plus variées.

Pour débuter, 400 ISO est souvent le choix le plus simple.

C’est une sensibilité suffisamment flexible pour photographier en extérieur, en ville, par temps couvert ou dans des environnements moins lumineux.

Pellicule couleur ou noir et blanc ?

C’est principalement une question de goût.

La pellicule couleur

Elle est idéale si vous souhaitez retrouver les couleurs caractéristiques de la photographie argentique.

Certaines pellicules offrent des couleurs chaudes et saturées, tandis que d’autres privilégient des tons plus naturels.

Pour débuter, les pellicules couleur grand public sont généralement simples à utiliser et faciles à faire développer.

La pellicule noir et blanc

Le noir et blanc permet de se concentrer davantage sur :

  • la lumière ;
  • les contrastes ;
  • les formes ;
  • les textures ;
  • la composition.

Il existe également de nombreuses pellicules noir et blanc accessibles, particulièrement adaptées aux débutants.

Le développement noir et blanc peut aussi être réalisé à domicile relativement facilement pour ceux qui souhaitent aller plus loin dans la pratique argentique.

Quelle pellicule couleur choisir pour débuter ?

Plusieurs pellicules sont particulièrement intéressantes pour une première expérience.

Kodak Gold 200

Kodak Gold 200 est l’une des pellicules couleur les plus connues.

Elle produit généralement des couleurs chaleureuses, avec une belle saturation et un rendu particulièrement agréable en lumière naturelle.

Elle convient très bien aux :

  • vacances ;
  • portraits ;
  • scènes du quotidien ;
  • photographie en extérieur.

Sa sensibilité de 200 ISO la rend surtout adaptée aux bonnes conditions lumineuses.

Kodak Ultramax 400

Avec ses 400 ISO, Kodak Ultramax offre davantage de polyvalence.

Elle permet de photographier dans des situations plus variées qu’une pellicule 200 ISO.

C’est donc une option intéressante pour un premier rouleau si vous souhaitez utiliser votre appareil sans trop réfléchir aux variations de lumière.

Kodak ColorPlus 200

ColorPlus 200 est une autre pellicule couleur accessible.

Elle offre un rendu classique et légèrement vintage, particulièrement apprécié pour les scènes du quotidien.

C’est une bonne option pour découvrir l’argentique sans commencer directement avec une pellicule premium.

Quelle pellicule noir et blanc choisir pour débuter ?

Le choix est particulièrement large en noir et blanc.

Ilford HP5 Plus 400

Ilford HP5 Plus est probablement l’une des pellicules noir et blanc les plus polyvalentes.

Avec ses 400 ISO, elle peut être utilisée dans de nombreuses conditions.

Elle possède également une bonne latitude d’exposition, ce qui la rend particulièrement intéressante pour apprendre.

Kentmere Pan 400

Kentmere Pan 400 constitue une excellente alternative pour débuter avec un budget plus contenu.

Elle offre une sensibilité polyvalente et permet de découvrir facilement la photographie noir et blanc.

Fomapan 400

Fomapan 400 est également très populaire auprès des photographes qui souhaitent pratiquer régulièrement sans dépenser trop par pellicule.

Son rendu possède davantage de caractère, avec un grain visible qui peut être particulièrement intéressant pour certains styles photographiques.

Pourquoi commencer avec une pellicule 400 ISO ?

Si vous ne savez vraiment pas quoi choisir, notre recommandation est simple :

commencez avec une pellicule 400 ISO.

Elle sera généralement plus tolérante et plus polyvalente.

Vous pourrez photographier :

  • en extérieur ;
  • par temps couvert ;
  • en ville ;
  • dans certaines situations intérieures lumineuses ;
  • en fin de journée.

Pour un premier rouleau, cette flexibilité est plus importante que de chercher immédiatement un rendu très spécifique.

Faut-il acheter une pellicule professionnelle pour commencer ?

Pas forcément.

Des pellicules comme Kodak Portra sont très appréciées pour leur rendu et leur latitude d’exposition.

Mais elles sont aussi nettement plus coûteuses.

Lorsque vous débutez, vous allez probablement faire quelques erreurs :

  • mauvaise exposition ;
  • mise au point imprécise ;
  • photo accidentellement déclenchée ;
  • problème lors du chargement de la pellicule.

Il est donc souvent plus pertinent de commencer avec une pellicule accessible.

Après quelques rouleaux, vous pourrez expérimenter avec des références plus spécialisées.

24 ou 36 poses ?

Les pellicules 35 mm sont généralement disponibles en 24 ou 36 poses.

Pour une première pellicule, les deux formats conviennent parfaitement.

Une pellicule de 36 poses est généralement plus économique par photographie.

Mais certaines personnes préfèrent commencer avec 24 poses pour terminer leur rouleau plus rapidement et découvrir leurs premières images sans attendre.

Vérifiez le type de pellicule compatible avec votre appareil

La majorité des appareils argentiques courants utilisent des pellicules 35 mm, également appelées format 135.

Mais certains appareils utilisent d’autres formats.

Avant d’acheter votre pellicule, vérifiez donc toujours le format accepté par votre appareil.

Pour les reflex, compacts et télémétriques les plus courants des années 1970 à 2000, il s’agit généralement du format 135.

Combien de pellicules acheter pour commencer ?

Nous recommandons de commencer avec deux ou trois rouleaux de la même pellicule.

Cela permet de mieux comprendre son rendu.

Changer de pellicule à chaque rouleau peut être amusant, mais rend l’apprentissage plus difficile.

En utilisant plusieurs fois la même référence, vous pourrez mieux observer l’influence de :

  • la lumière ;
  • l’exposition ;
  • votre appareil ;
  • votre objectif ;
  • le développement ;
  • la numérisation.

Notre recommandation pour débuter

Si vous souhaitez une réponse simple :

Pour la couleur : choisissez une pellicule 200 ou 400 ISO.

Pour le noir et blanc : choisissez une pellicule 400 ISO.

Le plus important n’est pas de trouver immédiatement votre pellicule favorite.

Votre premier objectif est de photographier régulièrement et de comprendre progressivement le rendu des différentes émulsions.

Après quelques rouleaux, vous pourrez commencer à explorer des pellicules plus spécifiques : faible sensibilité, grain fin, couleurs particulières ou films professionnels.

Et les pellicules périmées ?

Les pellicules périmées occupent une place particulière dans la photographie argentique.

Avec le temps, une pellicule peut évoluer : baisse de sensibilité, contraste différent, dominante de couleur, grain plus marqué ou rendu plus imprévisible. C’est justement ce qui attire de nombreux photographes à la recherche d’un résultat moins standardisé.

Mais toutes les pellicules périmées ne se valent pas.

Leur rendu dépend notamment de :

  • leur âge ;
  • leur sensibilité d’origine ;
  • leur type d’émulsion ;
  • leurs conditions de stockage ;
  • la température à laquelle elles ont été conservées.

Une pellicule conservée au froid pendant plusieurs années peut rester très proche de son rendu d’origine, tandis qu’une pellicule stockée longtemps à température élevée pourra présenter davantage d’altérations.

Faut-il utiliser une pellicule périmée quand on débute ?

Oui, à condition de savoir ce que l’on recherche.

Pour un tout premier rouleau, nous recommandons généralement une pellicule récente si votre objectif est d’apprendre à exposer correctement et à comprendre le fonctionnement de votre appareil.

Une pellicule périmée introduit une variable supplémentaire : si le résultat est inhabituel, il peut être difficile de savoir si cela vient de l’exposition, de l’appareil, du développement ou simplement de l’âge du film.

En revanche, une fois les bases acquises, les films périmés deviennent un excellent terrain d’expérimentation.

Ils permettent de découvrir des rendus parfois uniques, souvent à un tarif plus accessible que certaines pellicules neuves.

Comment exposer une pellicule périmée ?

Il n’existe pas de règle universelle.

On entend souvent le conseil d’ajouter environ un diaphragme d’exposition par décennie de péremption, mais il s’agit seulement d’une approximation.

L’état réel d’une pellicule dépend beaucoup plus de son stockage que de la date imprimée sur la boîte.

Lorsque les conditions de conservation sont connues, il est donc préférable de s’appuyer sur celles-ci plutôt que sur une règle automatique.

Pour une pellicule couleur ancienne dont l’historique est incertain, une légère surexposition peut néanmoins être une approche prudente.

Pourquoi choisir une pellicule périmée ?

Les films périmés peuvent être intéressants pour :

  • expérimenter avec des rendus moins prévisibles ;
  • obtenir des couleurs ou contrastes atypiques ;
  • découvrir des références qui ne sont plus produites ;
  • pratiquer l’argentique avec un budget plus contenu ;
  • rechercher une esthétique plus expérimentale.

Dans notre sélection, nous indiquons autant que possible la date de péremption et les informations disponibles sur la conservation des pellicules.

L’objectif n’est pas de promettre un rendu parfaitement reproductible, mais de permettre de choisir en connaissance de cause.

Pour certains photographes, c’est précisément cette part d’incertitude qui fait tout l’intérêt de l’argentique.